Voyage des Paras en Tchéquie

14 au 17 SEPTEMBRE 2021

Marche de la Garde Consulaire à Marengo

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Après trois reports dus au Covid 19, nous pouvons enfin nous envoler le mardi 14 septembre pour Prague, après un changement à Munich. Notre guide-interprète Hana nous accueille à l’aéroport  pour nous amener à l’hôtel **** Expo, situé à côté du parc des expositions Vystaviste de Prague, où nous sommes accueillis au son d’un accordéon joué par le mari de Hana et où nous attend un petit casse-croûte pour nous donner du cœur au ventre avant de repartir en tram -les transports en commun sont gratuits à Prague pour les retraités- à destination de la Cathédrale Saints-Cyrille-et-Méthode, une cathédrale orthodoxe du centre de Prague, appelée ainsi en l’honneur de Saint Cyrille et de Saint Méthode, deux frères nés en Grèce, considérés comme les évangélisateurs de l’Europe centrale. Le 24 septembre 1941, Adolf Hitler nomme Reinhard Heydrich adjoint du gouverneur du protectorat de Bohême-Moravie. Promu SS-Obergruppenführer und General der Polizei, ce dernier devient rapidement le        « numéro un ». Le 27 mai 1942 vers 10h35, sans escorte ni protection particulière, installé à côté de son chauffeur sur le siège avant d’un cabriolet décapoté, Heydrich se dirige vers ses bureaux au centre de Prague. Trois parachutistes tchécoslovaques, tous parachutés dans la nuit du 28 au 29 décembre 1941 en provenance d’Angleterre, sont placés en embuscade et l’attaquent. Heydrich succombera à cette attaque. Les parachutistes et d’autres membres de la Résistance, après quelques péripéties, se réfugient dans la crypte de l’église Saints-Cyrille-et-Méthode. Ils sont trahis. Le 18 juin, à 4h15 du matin, l’église est encerclée par les soldats allemands. Une véritable bataille de siège s’engage. Les assiégés, après une résistance farouche, périssent finalement dans les combats ou sont blessés puis se donnent la mort. Nous leur rendons hommage en déposant une gerbe devant le Monument aux Morts de la Résistance placé devant l’église, avant d’écouter les explications de la responsable et de visiter les lieux.

LE SOLEIL D’AUSTERLITZ, LA BATAILLE DES TROIS EMPEREURS

Le lendemain, c’est le départ pour Austerlitz, aujourd’hui Slavkov u Brna, une ville du district de Vyškov, dans la région de Moravie-du-Sud, en République tchèque. Sa population s’élevait à 6597 habitants en 2017. Elle se trouve à 20 km à l’est-sud-est du centre de Brno, à 17 km au sud-ouest de Vyškov et à 204 km au sud-est de Prague. Chaque année, le     2 décembre, des associations venues de France et même d’ailleurs y reconstituent en uniformes d’époque les combats victorieux d’Austerlitz. En 2005, l’Etat français décida stupidement de ne pas célébrer le bicentenaire de la victoire d’Austerlitz préférant envoyer le porte-avions Charles de Gaulle et un sous-marin nucléaire d’attaque à la célébration de Trafalgar, la bataille navale opposant le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole, sous les ordres du vice-amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice-amiral Nelson, au large du Cap de Trafalgar (Espagne), dans l’océan Atlantique. Si Nelson y trouva la mort, la victoire des Britanniques fut totale, malgré leur infériorité numérique. Il semble qu’en France on ait un goût immodéré pour la célébration des défaites plutôt que des victoires.

Nous débutons la visite par le musée installé sur le Plateau de Pratzen, très intéressant, qui relate l’histoire de cette grande victoire historique de Napoléon 1er, le 2 décembre1805. Dans la première salle on peut suivre sur un écran les déplacements des différentes armées pour arriver à Austerlitz. Dans la seconde pièce, on peut entendre la conversation de deux soldats qui se rendent sur le champ de bataille et voir des films portant sur les combats. Dans la salle suivante, on suit le mouvement des troupes. La dernière pièce réserve une représentation du magnifique tableau de Jean Antoine Gros, intitulé « La rencontre des empereurs Napoléon 1er et François II d’Autriche au pied de Spálenýmlýn « le Moulin brûlé », le 4 décembre 1805.

Nous avons revêtu le polo bleu de la section et coiffé notre béret rouge pour déposer une gerbe au Monument de la Paix, en mémoire des soldats français mais aussi des Russes et des Autrichiens. Ce monument de forme pyramidale quadrangulaire avec une hauteur de 26 mètres a été construit sur un des lieux décisifs de la bataille ! Quatre splendides statues qui symbolisent les héros des armées française, autrichienne, russe et du peuple morave sont placées aux quatre coins du monument.

Le 1erdécembre 1805, la veille de la bataille, l’Empereur déclare à ses troupes au bivouac : « Soldats, l’armée russe se présente devant vous pour venger l’armée autrichienne d’Ulm. Ce sont ces mêmes bataillons que vous avez battus à Hollabrunn, et que depuis vous avez constamment poursuivis jusqu’ici. Les positions que nous occupons sont formidables, et, pendant qu’ils marcheront pour tourner ma droite, ils me présenteront le flanc. » Nous nous rendons ensuite sur la butte de Zuran, visible de loin. C’est là que l’Empereur avait installé son poste de commandement d’où il avait une vue d’ensemble du champ de bataille.

Son sommet est occupé par deux érables mais aussi par un bloc en granit avec la carte en relief du champ de bataille qui met en évidence le mouvement des troupes. On y voit gravé dans la pierre et en français la déclaration de Napoléon avant la bataille : « Soldats, je dirigerai moi-même tous vos bataillons, je me tiendrai loin du feu, si, avec votre bravoure accoutumée, vous portez désordre et la confusion dans les rangs ennemis, mais, si la victoire était un moment incertaine, vous verriez votre Empereur s’exposer aux premiers coups, car la victoire ne saurait hésiter, dans cette journée surtout où il y va de l’honneur de l’infanterie française, qui importe tant à l’honneur de toute la nation. » Quel est le chef politique de nos jours qui ferait une déclaration d’une telle grandeur d’esprit?

La colline qui se trouve dans le segment droit de la partie nord du champ de bataille lui procurait une vue sur la plupart du champ de bataille, de Santon au-dessus de Tvarožna  jusqu´au plateau de Prace occupé par les alliés. Il pouvait voir même la partie supérieure de Zlatý potok. Napoléon pensait que les alliés passeraient à l´attaque les premiers et quitteraient ainsi la position avantageuse du plateau de Prace en direction du sud vers la vallée de Zlatý potok. Quand les armées des alliés seraient descendus, il voulait prendre   d´assaut la position du plateau de Prace et envahir les alliés sur leur arrière-garde. Le matin du 2 décembre, l´empereur se leva tôt et donna des instructions à ses maréchaux avant la bataille. Les soldats transis de froid attendaient les commandements de leurs chefs. Ils avaient une confiance aveugle en leur empereur. Ils serraient leurs armes ; le silence et la tension étaient immenses. L´aube pointa sur l´horizon de l´est et le soleil rouge pénétra le brouillard sur les collines au-dessus de Holubice. L´incroyable scène fit taire tout le monde. Même Napoléon ne trouva pas de mots. Le caractère exceptionnel de ce moment fit que le « soleil d´Austerlitz » devint une légende. Son lever et son coucher encadrèrent le déroulement de la bataille sanglante. La victoire d´un côté et la défaite de l´autre, la mort de milliers de soldats sur le champ de bataille et le malheur et les peines des habitants qui n´étaient que des participants involontaires de la bataille, tout cela le soleil l’apporta avant son coucher. Entre autres, le soleil rendit service à Napoléon parce qu´il dissipa le brouillard et éclaira la colline de Prace avec des corps d’armées des alliés qui descendaient vers la vallée de Telnice et Sokolnice. Par contre, ses propres corps d’armées – le IVe corps d´Armée de Soult, avec deux divisions sous le commandement des généraux Saint-Hilaire et Vandamme restaient cachées sous le manteau du brouillard. Napoléon leva lentement sa main droite à huit heures du matin et puis, par un brusque geste fit signe à ses troupes : « Finissons cette guerre par le coup de tonnerre ! » s´écria-t-il. Ce qui suivit, rappelait le « saut de lion » et on l’appelle depuis comme ça. Le lendemain de la bataille, le 3 décembre 1805, Napoléon déclara à ses soldats : « Soldats, je suis content de vous. Vous avez, à la journée d’Austerlitz, justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité, vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire. Une armée de 100 000 hommes, commandée par les empereurs de Russie et d’Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s’est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de 30 000 prisonniers, vent le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n’a pu résister à votre choc, et désormais vous n’avez plus de rivaux à redouter… Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France ; là vous serez l’objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec joie et il vous suffira de dire : « J’étais à la bataille d’Austerlitz, pour que l’on réponde : Voilà un brave ! » En marchant sur les pas de ces braves, vous avons l’impression d’être aussi des braves ! Après ces visites, nous allons nous sustenter à l’hôtel-restaurant Florian avant de prendre le chemin de retour sur Prague.

LE CHÂTEAU DE PRAGUE ET VISITE DE LA VILLE

Le lendemain, nous allons visiter le Château de Prague, le plus important monument culturel et historique de République tchèque. Sa silhouette fait partie des plus magnifiques panoramas qui soient. Il est aussi, depuis plus d’un millénaire, l’emblème de l’État tchèque. Fondé au IXe siècle, il fut le siège des rois de Bohême avant de venir celui des présidents de la Tchécoslovaquie sous le communisme, puis des présidents de la République tchèque.

Il se compose de palais, d’édifices religieux comme la Cathédrale Saint-Guy, de fortifications, de bâtiments administratifs et résidentiels qui sont tous autant d’édifices précieux représentatifs de toutes les périodes artistiques. Comme à Buckingham, le drapeau flotte sur le Palais présidentiel quand le Président est présent. Nous déposons une gerbe devant la statue de Tomáš Garrigue Masaryk, le premier président de la République tchécoslovaque, de l’indépendance du pays en 1918 en 1935. Puis nous assistons à la relève de la garde présidentielle dans la cour d’honneur, en fanfare et trompettes. La matinée s’est déroulée rapidement et déjà nous nous rendons au restaurant U. Labuti (la cuisine en tchèque), situé sur la place du Château, où la bière est excellente et le menu est excellent. Après nous être restaurés, nous partons pour la visite du quartier Malà Strana de Prague, la « ville aux cent tours ». Les points forts des visites : le Pont Charles, le monument le plus célèbre de la ville, enjambe la rivière Vltava, en français la Moldau, la plus longue rivière de la Tchéquie, affluent de l’Elbe, qui traverse Prague. Cinq cent mètres de long et dix mètres de large, c’est une voie uniquement piétonne. Tout au long du Pont on peut observer 30 statues situées sur ses deux bords. Beaucoup d’entre elles sont des copies des originales qui se trouvent exposées au Musée National de Prague et à Vyšehrad. Ces statues ont été construites au XVIIe siècle. La Place Venceslas qui se présente sous une forme allongée et mesure 750 mètres de long et 60 mètres de large. L’édifice le plus célèbre qui y trône est le Musée National de Prague, un bâtiment qui a été achevé en 1890. La Place de la Vieille-Ville est située au cœur du centre historique de la capitale tchèque. Les bâtiments anciens, souvent très colorés, qui bordent la place lui donnent son cachet et offrent par leur architecture un raccourci de l’histoire de la cité. L’horloge astronomique médiévale est située sur le mur sud de l’Hôtel de ville. Ce monument a un fort attrait touristique ; en effet, dès que sonnent les heures, des centaines de personnes se pressent à ses pieds pour l’observe.

En fin d’après-midi nous nous rendons au Pivovarsky dûm, établissement spécialisé dans la bière, pour y rencontrer deux paras tchèques dont un général, membre de l’association de Prague des anciens paras. Nous nous présentons et échangeons des idées traduites par Hana . Peut-être à l’avenir y aurait-il des possibilités de nous revoir et de réaliser des choses ensemble. En tout cas, l’ambiance est conviviale et fraternelle. Après être rentrés à l’hôtel pour nous changer, nous partons pour un dîner-croisière sur le Calypso, bateau couvert sur la rivière Vltava. Le dîner est pantagruélique et nous ne pouvons aller au bout de tous les plats. La soirée se déroule formidablement bien au son de l’accordéon joué par le mari de Hana. Le lendemain est déjà le dernier jour et la matinée se déroule à faire des commissions pour certains ou à prendre un verre tranquillement pour d’autres. Peu avant midi, nous nous rendons au Café Italia à la Place de la Vieille Ville pour prendre un excellent repas. Hubert METRAL dont c’est l’anniversaire offre le digestif à tous les participants. Puis c’est le départ pour l’aéroport Vaclav Havel, l’embarquement pour Zurich où nous devons changer d’avion et enfin l’arrivée à Genève-Cointrin. Nul doute que « chacun en a pris plein les yeux » et que ce voyage restera gravé dans la mémoire de chaque participant comme un grand souvenir.

Pour visualiser les photos du voyage en Tchéquie, cliquez sur le lien :

https://photos.app.goo.gl/YUu9PYun2BsguiRQ7

Les photos n’apparaissent pas par ordre chronologique dans Google photos. Je vais reprendre très vite la numérotation des 393 photos. Toutes nos excuses pour le retard de la mise en ligne du voyage.

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