Historique de la section Haute-Savoie

Debout les Paras

Petit à petit, des paras rejoignent la section. Les activités se bornent au méchoui organisé au moment de la Saint-Michel et à quelques randonnées en montagne.

En 1979, Roland TOLAINI, jusque-là Vice-Président, est élu à la tête de la section. C’est sous son mandat que, le 15 juin 1980, la section reçoit son drapeau à Annecy des mains du Colonel ROMAIN-DESFOSSES et prend le nom de section Robert DURET en mémoire à un para de Haute-Savoie disparu à Dien-Bien-Phu. C’est la sœur de ce dernier, Madame GARAMBOIS, qui est la marraine du drapeau ; le parrain étant le maire d’Annecy (à l’époque M. FUMEX). La section devient départementale. Elle augmente ses effectifs. Passionné de randonnées, Roland TOLAINI met au programme de nombreuses sorties en montagne. Le premier saut en parachute sur neige est organisé en février 1980 au Semnoz. L’année suivante, un nouveau saut est organisé aux Brasses. Lors du méchoui de la Saint-Michel 1980 au Petit Chable, petit village de la commune de Presilly, des sauts en parachute sont organisés.

Lors de l’assemblée générale qui se tient en janvier 1982, Roland TOLAINI décide de ne pas se représenter. Jean-Claude SANCHEZ, candidat, est élu comme nouveau Président. Ce dernier s’attache à faire connaître la section auprès des autorités civiles et militaires du département et à dynamiser ses activités.


Les Présidents de l’UNP 74

LUCIEN BONELLI 1977-1979

ROLAND TOLAINI 1979-1982

JEAN-CLAUDE SANCHEZ 1982-


BUREAU actuel de la section de Haute-Savoie

Président

1er Vice-Président

2e Vice-Président et 2e Porte-drapeau

Secrétaire

Secrétaire-adjointe

Trésorier

Trésorière-adjointe

Porte-drapeau

Jean-Claude SANCHEZ

André GELPE

Hubert METRAL

André COMBEY

Amalia LINOIR

Alain MONGELLAZ

Sylvie MONGELLAZ

Michel RUFFIER-MONET

Sans être membres du Bureau, Jacques BALDASSINI et René NICOLAS sont responsables du département Entraide et Solidarité et correspondants pour le département de l’Entraide Parachutiste. Gilbert ALLEGRET et André BOISIER ont la responsabilité de l’animation d’un groupe.


Robert DURET

Afin que chacun connaisse les raisons du choix du nom de « Robert DURET » pour notre section, nous avions demandé en 1982 à Madame GARAMBOIS, sa sœur, marraine de notre drapeau de nous écrire un petit texte sur lui. Nul doute que notre section peut porter haut et fier ce nom glorieux.

« Mon frère Robert, né le 2 janvier 1926 à Thonon, était le troisième enfant de notre famille qui comptait deux filles et deux garçons. Notre père était déjà retraité de l’armée d’active.

Mis à part les quatre années de la guerre 1914-18 qu’il effectua en Europe, l’essentiel de sa carrière militaire s’était déroulé en Indochine, dans l’artillerie coloniale. Il quittait l’armée avec le grade d’adjudant-chef. Toute notre enfance fut donc bercée par ses souvenirs de là-bas : Saïgon, Hanoï, le Laos, le Cambodge, le Col des Nuages et la muraille de Chine. En 1943, mon frère qui venait de réussir un concours, décida de s’engager pour la durée de la guerre. Mon père obtint pour lui une dérogation à cause de son jeune âge. Il fut affecté au 1er Régiment de France. Trois mois après, il désertait. Nous reçûmes une carte : « Je rejoins le Général DE GAULLE. » Les tracasseries policières commençaient pour nous. Pendant ce temps, mon frère Robert servait successivement à la 1ère compagnie du 4e Bataillon des FFI de l’Indre. Il suivit un peloton d’élèves caporaux et fut nommé le 9 mai 1945. Il fut muté au 68e R.I. Il avait 18 ans.

Sur le point d’être démobilisé, se souvenant des nombreuses histoires d’Indochine racontées par notre père, mon frère rengagea pour 4 ans dans le corps expéditionnaire en partance pour l’Extrême-Orient. Affecté à la 12e Batterie du 10e Régiment d’Artillerie Coloniale, zone centre Cochinchine, il se signala très vite par son ardeur et son courage et obtint sa première citation : « Brigadier-chef énergique et courageux. Commandant une petite patrouille accrochée par un détachement rebelle le 4 avril 1947 à My Thin Than (Cochinchine) a fait preuve de sang-froid et de maîtrise de soi en ramenant sous un feu violent à très courte distance tout son personnel indemne et en infligeant des pertes certaines à l’ennemi. Cette citation à l’ordre de la Brigade comporte l’attribution de la Croix de Guerre 1939-45 avec Étoile de Bronze.»

Peu après, le 24 avril 1947, il quitta l’artillerie pour aller chez les paras. Il fut affecté à la ½ Brigade de Parachutistes SAS. Son séjour indochinois se terminant, il rentre en France, signe un nouvel engagement de 3 ans, profite d’une permission et embarque à Bordeaux pour Dakar, en AOF. Il est affecté à la 3e compagnie du 4e Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes. Il est nommé sergent en 1949 et sergent-chef en 1951. De retour en France, il est muté à la 1ère ½ Brigade Coloniale de Commandos Parachutistes à Vannes.

En novembre 1952, il repart pour un deuxième séjour en Indochine. On l’affecte au 2e Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes. Il participe à la protection des troupes du Génie qui aménagent la cuvette de Dien-Bien-Phu. Ses qualités de guerrier lui obtiennent une nouvelle citation à l’ordre du Corps d’Armée : « Chef de section qui a donné toute la mesure de sa valeur le 28 octobre 1953 au cours du combat de nuit du col frontière de Yen-Lai (Nord Vietnam). A repoussé trois assauts successifs d’un adversaire particulièrement agressif et, par la façon judicieuse dont il a utilisé ses moyens, lui a causé des pertes lourdes. Au cours du combat corps à corps, a été un exemple pour tous ses hommes par son sang-froid et sa maîtrise imperturbables. Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre des T.O.E. avec Etoile de Vermeil ». Signé : Chef de Bataillon BRECHIGNAC.

Dans la nuit du 5 au 6 avril 1954, en pleine bataille, il saute avec son unité, le 1er RCP, sur la cuvette de Dien-Bien-Phu. Le 16 avril, il est nommé adjudant. Durant les combats, Robert se signale encore et toujours par son ardeur et son grand courage. Il reçoit la Médaille Militaire et une nouvelle citation :« Chef de section F.V. d’un sang-froid et d’un courage remarquables, parachuté à Dien-Bien-Phu dans la nuit du 5 au 6 avril 1954, a pris part immédiatement à une série de combats d’une rare violence, participant à toutes les contre-attaques qui se déroulèrent au mois d’avril, notamment sur les points d’appui Eliane I, Eliane 2, Eliane 4 et Eliane 6, mettant hors de combat de nombreux rebelles. Dans la nuit du 1erau 2 mai 1954, sur le point d’appui Eliane 1, malgré des tirs d’artillerie et de mortiers lourds d’une violence inouïe, à la tête de sa section, a su galvaniser ses hommes par son magnifique exemple, défendant ses positions jusqu’à l’extrême limite, luttant au corps à corps contre un adversaire fanatisé et nettement supérieur en nombre, lui causant des pertes énormes. A fait l’admiration de tous. Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec Palme ».

Le 7 mai 1954, le camp retranché tombait. La bataille de Dien-Bien-Phu se terminait. Mon frère Robert fut porté disparu et considéré prisonnier en exécution de la note de service 5250-FFNV-I du 9 juin 1954. Nous ignorions alors que mon frère avait été mortellement blessé. Nous avons toujours voulu croire à son retour et ce n’est qu’après avoir assisté à une réunion réunissant les anciens de Dien-Bien-Phu et après avoir lancé un appel dans le Bulletin de l’Amicale que j’ai reçu la confirmation de son décès dans la nuit du 1erau 2 mai 1954. Quelques-uns de ses amis, rescapés des combats, m’ont expliqué que Robert était parti conduire son meilleur camarade, gravement blessé, dans une antenne chirurgicale. Sur le chemin du retour, il fut mortellement atteint ».

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